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Dans le cadre de la Politique des déplacements urbains de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, l’association Saint Jacques Activités a effectué une enquête en Avril 2010 auprès des salariés de la zone d’activité de Saint Jacques,
Cette étude a été élaborée afin d’évaluer les besoins ainsi que les attentes des usagers en matière de transport.
Devant l’augmentation des déplacements, l’allongement du temps de trajet et la pollution engendrée par l’utilisation massive de l’automobile, les politiques publiques prônent la mise en place de solutions de transport alternatives ou complémentaires.
Une enquête a été réalisée auprès d’un panel constitué de 204 personnes soit 104 femmes représentant 51% de l’échantillon et 97 hommes représentant 47,5%, avec 3 non réponses.
L’enquête concerne deux zones d’activités confondues : Saint Jacques I et Saint Jacques II.
Résultats :
73% des personnes interrogées ont moins de 44 ans contre 25,5% qui ont plus de 45 ans.
La grande majorité de l’échantillon est domiciliée en Meurthe et Moselle soit 92% des usagers, les autres habitant pour 2% en Meuse, 2,5% en Moselle et 3,5% dans les Vosges. Pour les habitants de Meurthe et Moselle 20,6% d’entre eux vivent à Nancy.
La majorité des foyers disposent de deux véhicules soit 54,9% des personnes interrogées,
31,9% possèdent une voiture, seul 2,9% des personnes n’ont aucune voiture.
92,6% travaillent sur la zone de Saint Jacques II et 6,9% sur la zone Saint Jacques I.
63,2% des répondants appartiennent à des établissements de plus de 50 salariés et 51,5% d’entre eux travaillent à heures fixes contre 47,5% qui ont des horaires variables.
17,6% des employés bénéficient de voiture de fonction.
90,2% des usagers leur véhicule pour se rendre au travail (soit 184 personnes sur 204).
Quant au vélo, seule une personne interrogé utilise ce moyen de transport, Concernant les transports en commun, l’utilisation est très faible, en effet, 46,6% des personnes interrogées n’ont pas souhaité répondre et 47,1% déclarent ne pas les emprunter ou de façon occasionnelle, seul 3,4% affirment posséder un abonnement à ce moyen de transport.
Cette faible quantité semble due à une mauvaise desserte pour 29,2%, aux horaires décalés pour 16,8%, à l’accompagnement des enfants (à la crèche,etc) pour 15% ainsi qu’à d’autres facteurs tel que l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail.
Enfin 8,3% des employés disposent d’un autre moyen de locomotion que ceux cités précédemment.
Pour ce qui est du temps de trajet domicile/travail, près de 48% mettent entre 15 et 30 minutes pour se rendre au travail, 26% entre 30 minutes et une heure et 22,5% moins de 15 minutes.
Le moyen le plus utilisé pour effectuer le trajet reste la voiture.
Ceci étant dit, 64,2% des employés indiquent ne pas rentrer chez eux durant la pause déjeuner.
Dans un second temps, l’enquête a pour finalité de trouver des solutions envisageables pour les usagers afin de limiter les déplacements.
Plusieurs issues possibles ont été proposées au travers de cette étude.
Au vue des résultats obtenues, il semble que les salariés ne soient pas emballés par le covoiturage, effectivement 42,3% déclarent que rien ne les encourage à pratiquer ce mode de transport.
Ce qui est mis en avant concernant ce peu d’intérêt pour ce moyen de transport est le manque de liberté, ils soulignent également la variabilité de leurs horaires comme étant un frein.
Ceci dit d’autres estiment qu’une aide pour trouver un partenaire et qu’un retour assuré en cas de défaillance de ce dernier pourraient être des facteurs encourageant pour adopter le covoiturage comme moyen de transport.
Quant aux transports en commun, il apparaît que les personnes interrogées ne soient pas hostiles, néanmoins, ils paraissent insatisfaits par le service mis en place par le réseau nancéien.
En effet, 16,8% souhaiteraient un arrêt de bus ou de tram à proximité de leur domicile et de leur lieu de travail, 17,5% d’entre eux désireraient que les horaires soient plus adaptés à leur activité professionnelle, enfin 12,9% estiment qu’une participation de l’employeur à l’abonnement les inciterait à emprunter les transports en commun.
En outre, 7,6% des usagers déplorent la durée du trajet dans les transports en commun, le nombre de correspondance (changement) et le problème de desserte.
Nous pouvons remarquer au travers de l’enquête qu’il y a très peu d’utilisateur de vélo, assurément 59% affirment qu’aucun facteurs ne pourraient les amener à adopter le vélo.
Il apparaît que le manque d’aménagement de pistes cyclables sur le trajet soit l’élément le plus important pour 9,2% dans la mesure où la situation géographique des zones d’activités n’est pas favorable à la pratique du vélo,
De la même manière, la marche à pied est elle aussi délaissée au profit de la voiture, en effet, 72,1% reconnaissent ne pas être encouragés par la marche pour venir travailler.
En conclusion, il est important d’ajouter que la distance domicile/lieu de travail est largement mis en avant comme un frein important au vue de l’adoption d’autres moyens de transport que l’automobile.
Selon les usagers, deux éléments pourraient influer sur les déplacements quotidiens : le télétravail, la création d’un restaurant inter entreprise, l’aménagement du temps de travail, et une offre de service du réseau de transport en commun plus en adéquation
avec les besoins des employés.
Une journée de sensibilisation à destination des usagers devrait rapidement voir le jour sur les sites Saint Jacques, au travers de différentes animations sur l’ensemble d’une journée.
Sylvie Petiot